Chaque année, ça revient avec les beaux jours. Les collants rangés, les jambes qui retrouvent le soleil, et cette question que beaucoup de clientes me posent à mi-voix, un peu gênées : est-ce que je suis la seule à avoir ça ?
Non. Loin de là. Et vous n'avez rien fait de travers.
La cellulite fait partie des sujets sur lesquels circulent le plus de promesses fausses, des crèmes aux appareils en passant par les régimes. J'ai donc voulu tout mettre à plat ici, simplement. Ce que c'est, pourquoi elle touche surtout les femmes, ce qui aide réellement et ce qui ne sert à rien. Je vous dirai aussi où se place le massage en institut, sans lui faire dire plus qu'il ne peut tenir.
Ce qui se passe sous la peau
Sous la peau, il y a une couche de graisse, l'hypoderme. Elle n'est pas répartie en vrac. Elle est rangée dans de petites loges séparées par des cloisons de fibres, un peu comme les alvéoles d'un nid d'abeille, qui relient la peau aux tissus plus profonds.
Quand ces loges se remplissent, elles poussent vers la surface. Les cloisons, elles, tirent vers le bas. Entre les deux, la peau se creuse à certains endroits et gonfle à d'autres. Ce relief, ce sont les capitons, ce que tout le monde appelle la peau d'orange.
Chez les femmes qui ont de la cellulite, on trouve davantage de cloisons perpendiculaires à la peau, qui montent droit comme des piliers, que chez les hommes ou chez les femmes qui n'en ont pas, d'après une revue de dermatologie. C'est la principale explication de la différence entre les sexes.
D'autres éléments entrent en jeu. D'abord la génétique, car une part est héréditaire. La circulation dans le tissu sous la peau semble aussi compter. Les hormones, enfin. La même revue note que l'aspect peut s'accentuer quand les œstrogènes sont élevés, pendant une grossesse, pendant l'allaitement ou avec une pilule prise longtemps. Je ne vous dis surtout pas d'arrêter quoi que ce soit. Cela se discute avec votre médecin.
Presque toutes les femmes en ont
Les revues de dermatologie parlent de 80 à 90 % des femmes après la puberté, toutes origines confondues. Autrement dit, c'est la règle. L'exception, ce sont celles qui n'en ont pas.
Elle touche les femmes minces comme les rondes, les sportives comme celles qui ne bougent jamais. Le mode de vie ne semble pas décider si on en a ou non. En revanche, une prise de poids peut en accentuer l'aspect, c'est ce que note la même source.
Est-ce une maladie ? Non. Le monde médical la décrit plutôt comme un état physiologique. Elle ne présente pas de danger et, dans la grande majorité des cas, elle ne fait pas mal.
Ce qui pèse, c'est le regard qu'on pose dessus. Beaucoup de clientes me disent qu'elles évitent le short, la piscine, le maillot. Je comprends. Mais ce que vous voyez dans le miroir est très répandu, et c'est rarement aussi visible pour les autres que pour vous.
Une réserve tout de même. Si une zone devient douloureuse ou très gonflée, ce n'est plus une affaire d'institut. Voyez votre médecin.
Ce qui aide vraiment, au quotidien
Honnêtement, aucun geste ne fait tout. Mais plusieurs, ensemble, changent l'aspect de la peau et la façon dont vous vous sentez dedans.
Bouger, tous les jours. Marcher d'un bon pas sur les quais du Rhône, prendre l'escalier, faire du vélo. Peu importe, tant que vous y revenez. L'activité physique ne change pas la structure des cloisons, je ne vous le promettrai pas. Elle entretient en revanche la circulation, et l'aspect de la peau peut en profiter.
Renforcer les cuisses et les fessiers. Un muscle plus tonique change le galbe de la zone, et c'est généralement ce que les clientes remarquent en premier. Squats, fentes, pont fessier, deux fois par semaine suffisent pour démarrer. Au studio, l'électrostimulation musculaire peut compléter ce travail, mais elle ne le remplace pas.
Une assiette simple. Des légumes, des protéines à chaque repas, de l'eau, pas de régime drastique. Les régimes restrictifs enchaînés ne règlent rien. Ils fatiguent surtout votre motivation.
Dormir. Je ne connais pas d'étude qui relie directement le sommeil à la peau d'orange, et je ne vais pas en inventer. Mais quand on dort mal, on bouge moins, on grignote plus, on lâche la routine. C'est par là que le sommeil entre dans l'histoire.
La patience. Comptez en mois, jamais en semaines. Une peau ne se remodèle pas en dix jours avant les vacances.
Ce que le massage en institut peut apporter
Pour la cellulite, c'est l'Infraroll que je conseille en premier. La séance dure 45 minutes. Un rouleau en bois alvéolé, motorisé, passe sur la zone pendant que des lampes infrarouges la réchauffent. Vous changez de position pour que chaque zone passe sur le rouleau : cuisses, fessiers, mollets, ventre, bras.
C'est un massage profond, avec un effet de drainage et de récupération. Il vise l'aspect de la peau et des capitons. Il ne modifie pas ce qu'il y a sous la peau, et je préfère que ce soit clair avant votre première séance. Certaines clientes décrivent des jambes plus légères et une peau qui paraît plus souple. Un massage profond se ressent, d'ailleurs. Vous me direz ce que vous éprouvez.
Une cure compte en général entre 5 et 10 séances, à raison d'une à deux par semaine. Les résultats varient d'une personne à l'autre. Ils dépendent de votre point de départ, et le soin vient en complément d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique, jamais à leur place. Si vous voulez voir comment une séance se déroule, j'ai tout détaillé dans le guide de l'Infraroll.
Deux autres soins peuvent s'ajouter selon votre objectif. L'Infrabike, si vos jambes sont lourdes et que vous voulez une activité douce. Le Supra Sculpt, si vous cherchez plutôt à tonifier les cuisses et les fessiers.
Après une grossesse, en cas de problème veineux ou cardiaque, ou de traitement en cours, demandez d'abord l'avis de votre médecin ou de votre sage-femme. Je ne fais pas d'exception sur ce point.
Ce qui ne marche pas
La mauvaise nouvelle, c'est que les revues scientifiques sont assez sévères. L'une d'elles, parue en 2023, estime que l'efficacité de la plupart des traitements reste imprévisible et que les améliorations sont de courte durée. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Ça veut dire qu'il faut se méfier des promesses.
Je n'y crois pas, aux crèmes qui annoncent un résultat en trois semaines. Elles hydratent, elles parfument, elles font un bon moment de salle de bain. Elles ne vont pas déplacer des cloisons de fibres.
Je n'y crois pas non plus aux ceintures et aux combinaisons de sudation. Vous perdez de l'eau, vous la récupérez au verre suivant.
Méfiez-vous des régimes très stricts et des appareils qui prétendent agir sur une seule zone, ou qui parlent de résultats en une semaine. Si une offre vous dit que tout sera réglé d'ici l'été, passez votre tour.
Et ne vous comparez pas aux photos que vous voyez en ligne. Une bonne lumière, un filtre, et la peau la plus ordinaire paraît lisse. La vraie peau, celle de tout le monde, a du relief.
Par où commencer ?
Commencez par vous dire que ce que vous avez est courant, et que ce n'est pas un défaut à réparer. Ensuite, installez une habitude simple : de la marche, un peu de renforcement, une assiette tenable. Si vous voulez un coup de pouce pour la peau et les jambes, venez faire une séance découverte d'Infraroll. Je vous dirai franchement si cela vous correspond.
Vos questions sur la cellulite
La cellulite est-elle dangereuse pour la santé ?
Non. Elle est considérée comme un état physiologique très fréquent, et non comme une maladie. Elle ne s'accompagne en général d'aucune douleur. Si une zone devient douloureuse ou dure au toucher, consultez un médecin plutôt qu'un institut.
Peut-on avoir de la cellulite quand on est mince ?
Oui, tout à fait. Elle dépend surtout de la structure du tissu sous la peau, de la génétique et des hormones, pas seulement du poids. Beaucoup de femmes minces ou sportives en ont. Une prise de poids peut en accentuer l'aspect, c'est tout.
Le sport suffit-il à l'atténuer ?
Il aide, sans tout régler. Marcher, renforcer les jambes et les fessiers améliore souvent le galbe et la sensation de légèreté. L'aspect des capitons évolue lentement, différemment pour chaque femme. Comptez en mois.
Combien de séances d'Infraroll faut-il prévoir ?
Une cure compte généralement de 5 à 10 séances de 45 minutes, une à deux par semaine. Les résultats varient d'une personne à l'autre. Nous en parlons ensemble à la séance découverte, et les prix sont sur la page tarifs.
Peut-on faire de l'Infraroll après une grossesse ?
Seulement avec l'accord de votre médecin ou de votre sage-femme. Je ne commence jamais une cure sans ce feu vert. Pendant la grossesse elle-même, je préfère que vous attendiez.